04.70.28.07.78


ud3@cgt.fr  

Rejoignez-nous
  
  
  

Le FN n'est pas un parti politique comme les autres

Communiqué de presse

 

 

Pour la CGT, le front National, à Montluçon, et dans l’Allier, n’est pas le bienvenu !

 

 

Nous venons d’apprendre que le FN invite ses militants à venir manger la  galette des rois  samedi 10 janvier 2015 au centre Athanor de Montluçon, en présence de Bruno Gollnisch, (triste personnage bien connu pour ses dérapages).  En effet, le conseil disciplinaire  de l'Université Lyon 3 a suspendu  Bruno Gollnisch  de cette Université pour une durée de 5 ans, suite à des propos négationnistes qu'il a tenus lors d’une conférence de presse en 2004.

L’Union Départementale CGT de l’Allier déplore la tenue d’une telle initiative et tient à réaffirmer sa volonté de combattre le front National.

Nous engagerons dans les semaines et mois qui viennent une campagne d’information à l’adresse de la population de notre département, afin d’en finir avec les idées fausses propagées par l’extrême droite.

NON, le FN n’est pas un parti politique comme les autres, et il est de notre devoir de  le combattre.

Le FN repeint en « Bleu Marine » travaille l’idée que ce parti ne serait pas raciste. Cette affirmation baroque est contredite par toute une série de faits :

Un  programme  construit  sur le principe  de  la  préférence  nationale  clairement tournée contre les immigrés, contre la politique d’immigration

 

Des expressions médiatiques stigmatisant de manière systématique les populations d’origine étrangère et de confession musulmane.

 

La présence, dans le bureau politique actuel du FN, d’au moins deux dirigeants condamnés à plusieurs reprises pour incitation à la haine ou à la discrimination raciale (Jean-Marie Le Pen et Patrick Binder).

Par quel fait du hasard, ce parti qui a soutenu les pires dérives de l’ultralibéralisme financier, serait-il aujourd’hui soudainement proche des fonctionnaires, des salariés démunis de pouvoir d’achat, des syndiqués qui revendiquent une amélioration de leur sort ?

 

 

 

 

 

Le discours du FN a été débarrassé des formules aussi xénophobes et racistes que fausses, tel que « 3 millions de chômeurs c’est 3 millions d’immigrés de trop », mais l’étranger reste désigné comme le problème. Ainsi Karl Lang, dirigeant frontiste n’hésite pas à associer "le malheur des ouvriers français au fléau de l’immigration sauvage". Et le même élargit l’explication aux difficultés de la Sécurité sociale : "Ce n’est pas aux malades français de payer la politique pro immigrée ". Marine Le Pen veut bien que les immigrés paient impôts et cotisations, mais pas qu’ils bénéficient des prestations sociales. Or, les travailleurs immigrés en France s’acquittent chaque année de 60 milliards d’euros d’impôts et de cotisations sociales, alors qu’ils reçoivent dans le même temps 48 milliards d’allocations publiques, soit un solde positif de 12 milliards au bénéfice de l’Etat, de la Sécurité sociale et du financement des retraites.

Quant à son empathie pour le sort des salariés, il suffit de rappeler les propos de Marine Le Pen contre le mouvement social opposé à la réforme des retraites en 2010 : « Ensemble, gouvernement et syndicats jettent la France dans le chaos … La tolérance zéro doit s’appliquer à tous les émeutiers.» Bruno Gollnisch, le 4 novembre 2010 : « le sabotage de l’économie française caractérise l’action des dirigeants de la CGT … Ces blocages frappent avant tout les salariés qui se rendent à leur travail, les entreprises et menacent l’emploi … La CGT doit être rendue pénalement responsable, ses dirigeants doivent en répondre ».

En focalisant son programme sur de fausses explications de la crise, en agressant les syndicats qui défendent les revendications des salariés et des retraités, le FN exonère les vrais responsables et éloigne celles et ceux qu’il séduit, des solutions réelles.

La CGT porte des valeurs universelles de solidarité, de fraternité, d’égalité entre les salariés, quels que soient leur statut, leur origine, leur nationalité, leurs opinions philosophiques ou religieuses.

En ce sens nous ne laisserons pas le FN instrumentaliser la détresse sociale dont sont victimes les salariés de notre pays.